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TITRE : Un silence radio
DATE : 2008 installation video pour moniteur plat DIMENSIONS : variable PHOTO & VIDEO : Diane Landry |
VIDÉO pas de son |
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| _____ 2011 2010 2009 2008 _____ |
_______________________________________________. - Art Gallery of Hamilton, Hamilton (Ontario) - Séquence, Saguenay (Québec). - MSVU Art Gallery, Halifax (Nova Scotia) - Agnes Etherington Art Centre, Kingston (Ontario). - Durham Art Gallery, Durham (Ontario) - Esplanade Art Gallery, Medicine Hat (Alberta). - Koffler Gallery at Beaver Hall Gallery, Toronto (Ontario). - The Robert McLaughlin Gallery, Oshawa (Ontario). - Musée d'art de Joliette, Joliette (Quebec). _______________________________________________ |
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| Cette idée de compression spatiotemporelle atteint une incroyable intensité dans Un silence radio [cat. 12], réalisée en 2008. Diane Landry repousse les limites de ce qu'elle peut infliger à son corps au cours de l'acte performatif qui a mené à la réalisation de cette uvre. Lors d'une résidence à New York, Landry s'est photographiée toutes les minutes pendant deux périodes de 24 heures, en tentant de reprendre chaque fois la même position. Deux montages vidéo ont été réalisés à partir des documents photographiques qui, mis les uns à la suite des autres, compriment deux journées entières en quelque six minutes. Cette compression spatiotemporelle réalisée par le montage vidéo est perceptible à travers le changement accéléré de l'intensité de la lumière du soleil, jusqu'à sa disparition, ainsi que « l'immobilité saccadée » de Landry, qui trahit les déplacements accompagnant ses actions. Il s'agit ici d'un travail sur les limites imposées au corps - souvent à l'uvre dans la pratique de la performance - et sur l'appropriation de l'espace, sur le mouvement et l'immobilité, mais aussi sur la réalité et le document. Landry bouleverse en effet le statut documentaire que revêtent habituellement les photographies de performances. Non seulement le document constitue-t-il ici le témoin d'actions exécutées en privé, mais il devient aussi littéralement le matériau constitutif de l'uvre. Historiquement, le caractère éphémère de la performance fait en sorte que, une fois exécutée, l'uvre ne sera connue du public par la suite que par procuration. Tel est le cas, par exemple, des célèbres actions de Joseph Beuys ou des performances de Gina Pane 25. Avec le recul, nous sommes à même de constater que ce croisement entre l'acte performatif et l'uvre telle qu'elle se présente dans son contexte physique était déjà présent dès le début dans la pratique de Landry, avant même qu'il ne se retrouve au centre de ses préoccupations. Le statut d'artefact des éléments collectés qui composent Environ 8000 kilomètres, Utica Project ou Stratégie parallèle relève tout autant, bien que différemment, de cette compression du temps et de l'espace qui est à l'uvre dans les pièces plus récentes de l'artiste.
(Extrait du catalogue «Les défibrillateurs », texte Eve-Lyne beaudry, Musée d'art de Joliette, 2009, p.21-22.) |
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